(cop Léo Roullet-Marchand)

Hier soir, les fourmis étaient de sorties. Il y en avait partout, propageant les échos. Dans les mains bien sûr, mais surtout dans les cœurs au rythme de la musique mais surtout dans les oreilles.

Elles ont commencé à s’agiter avec Mal Armé, qui avec leur prose poétique, la force dans la voix, l’univers singulier empli de voiles et d’étoiles, l’intelligence des mélodies, l’assurance tranquille est bien parti pour une belle carrière.

Pour Des fourmis dans les mains, elles se sont propagées frénétiquement dans le public provoquant un déferlement de pieds qui tapent, de mains qui frappent et de cris. Une basse, un piano, une batterie. Une voix qui cause sans marquer de pause de poésie, d’escapades à la belle étoile, de liberté, de lendemains de guinguette, du temps qui passe, des peurs apprivoisées et d’invitations au voyage, d’un retour à l’état sauvage. Des mélodies rythmées comme des battements de cœur, des mélodies vivantes ou plus sombres, des textes déclamés, des notes abyssales ou virevoltantes. Les doigts se sont envolés sur les instruments, ont tapé frénétiquement sur une batterie tels une multitude de fourmis frénétiques.

Pour moi, le voyage était totalement inattendu. Au bout du compte, je l’ai trouvé très beau.

Hier soir, à mon grand bonheur, j’ai appris que les fourmis se débrouillaient très bien en poésie et aussi qu’elles jouaient très bien de la musique !