Les muses, source d’inspiration irrésistibles, invoquées par les plus grands poètes. Celle qui inspirèrent les vers les plus beaux. Et si elles n’étaient pas ce que l’on imagine ?

Depuis que sa compagne a mis fin à ses jours chez lui, après lui avoir fait promettre de l’aimer toujours, Samuel (Eliott Cowan) n’est que l’ombre de lui-même. Heureusement, son amie de toujours Susan (Franka Potente), professeur de littérature à l’université comme lui veille à ce qu’il ne se laisse pas aller.

Une nuit, il fait un cauchemar horrible dans lequel une femme est assassinée au terme d’un rituel. Peu de temps après, il apprend qu’une femme a été retrouvée morte dans des circonstances similaires, il décide de mener l’enquête. Sur les lieux du crime, il rencontre Rachel, une jeune femme qui dit avoir fait le même rêve que lui. Tous les deux se lancent alors dans une enquête qui les emmènera au-delà de tous possibles.

Muse parle du pouvoir caché des mots et de la poésie. Des vers sont déclamés et si on en savoure le phrasé inattendu dans un film du genre, on est rapidement effrayé de ce qu’ils provoquent.

Attachants ou effrayants, les personnages sont très travaillés, interprétés avec précision. Le scénario quant à lui est ciselé. On est promenés de découvertes en découvertes jusqu’à la révélation finale qui surprend totalement tout en restant parfaitement logique.

La photographie est magnifique avec un gros travail de clair-obscur. Certains passages sont très impressionnants et on frissonne beaucoup. Mais le réalisateur plutôt que d’exposer le gore préfère suggérer. Ce qu’on ne voit pas est mille fois plus terrible. Il suffit de voir le regard du personnage pour comprendre l’horreur de la situation.

Muse est un très beau film, qui s’inscrit pour moi dans les pépites du cinéma d’horreur espagnol au même titre que  « l’Orphelinat« , « l’échine du diable » ou de l’horrible « Les sans nom ».

Et en bonus : la bande-annonce.