C’est l’histoire de la rencontre entre Théo et Alice. Théo est un bébé né sous X. Alice attend de pouvoir adopter depuis dix ans. « Pupille » est leur parcours croisé depuis la naissance de Théo. Nous suivons aussi les acteurs de cette adoption depuis l’assistante sociale jusqu’à la protection de l’enfance en passant par la famille d’accueil.

La caméra s’attarde sur les visages. La procédure d’adoption est très détaillée, presque documentaire. Les difficultés des différents protagonistes se dessinent et nous mesurons à quel point l’enjeu est énorme voire vital : permettre à des enfants de trouver un foyer dans lequel ils seront aimés et protégés. Au contact des personnages, nous mesurons sans mal la difficulté, la complexité et les interrogations que cette démarche peut poser.

Au-delà de l’explication presque didactique, « Pupille » se distingue par la tendresse qui se dégage. La tendresse de l’équipe qui prend en charge le petit Théo dans ses premiers moments de vie. De la jeune femme qui ne peut devenir mère et qui abandonne son bébé pour lui donner une chance de trouver des parents aimants qui le rendront heureux, ou du père d’accueil à la limite du burn-out à l’assistante sociale qui veut aider tout en préservant le secret professionnel, en passant par l’infirmière qui offre au bébé l’abri de ses bras pour ses tous premiers jours ou encore les membres de la protection de l’enfance en perpétuel questionnement. Et enfin bien sûr tous ces parents potentiels qui attendent fébrilement que leur dossier soit enfin accepté et qui font face à un grand nombre de désillusions. Autant de très beaux portraits d’hommes et de femmes.

Pupille est à travers un sujet très sensible, un film empli d’humanité et de tendresse.

En bonus, la bande-annonce.