Cette nouvelle soirée A Thou bout d’chant m’a laissé une sensation de douceur mêlée d’embruns.

D’abord Lucille en première partie a emporté le public avec ses loops envoûtants, ses textes ciselés et sa magnifique voix.

Marion Rouxin est entrée sur scène avec dans son sillage un piano droit, un autre électronique, un plancher, quatre cloches et Edouard Leys son alter-ego qui l’accompagne. Elle présentait « L’autre« , son quatrième album.

Ses textes sont doux lorsqu’ils parlent des enfants, envoûtants lorsqu’ils parlent de voyages, nostalgiques lorsqu’ils évoquent l‘absence , tendres lorsqu’ils parlent du temps qui passe et qui façonne nos peaux et inspirants lorsqu’ils racontent qu’à force d’avancer sans renoncer on parvient « à creuser des rivières » Elle prend aussi le pari réussi de reprendre Bella Maître Gims.

Sa voix est belle et forte, douce et se faufile dans tous types de registres. Grâce à la complicité d’Edouard Leys qui l’accompagne et des arrangements électroniques, la musique nous transporte vers d’autres dimensions. La danse et le rythme apporte au texte une profondeur concrète et percussive.

Cette soirée sous l’arche de pierre (à présent doté d’une climatisation) qu’est A Thou Bout d’Chant était une nouvelle fois magique.